Suite à une décision de Bruxelle et au titre de la libéralisation des marchés, depuis le 1er juillet le marché de l'énergie est ouvert à la concurrence en France.
Cela signifie que n'importe quel particulier peut choisir un autre fournisseur d'énergie, les professionnels bénéficiant déjà de cette possibilité depuis bientôt 3 ans.
En théorie, l'apparition de concurrence devrait, selon nos technocrates européen, faire baisser les prix.
Malheureusement, la mariée n'est pas si belle que ces chers politiciens et politiciennes voudraient le faire croire ...
Nous vous invitons à lire deux articles sur le sujet écrits par Grégoire Biseau et Nicolas CORI sur le journal Libération, articles, au-delà de toute idéologie politique, totalement réalistes.
Voici un extrait de chacuns d'eux.
QUOTIDIEN Libération : samedi 30 juin 2007
La libéralisation du marché de l’électricité est un magnifique cas de théorie économique à resservir à tous les adorateurs du dieu Marché et de ses supposés bienfaits. Car en matière d’électricité (plus que de gaz), rien ne marche comme l’ordonne la concurrence libre et non faussée dans les manuels de micro-économie. Que constate-t-on dans un marché classique ? Plus la concurrence est farouche, plus la pression est forte sur les entreprises pour baisser leurs prix. En clair, le consommateur (contrairement au salarié) a rarement à se plaindre d’un surplus de concurrence : elle finit toujours par faire baisser les prix et donc lui redonner du pouvoir d’achat. Or que risque-t-il de se passer sur le marché français de l’électricité après le 1er juillet ? Tout l’inverse : plus de marché devrait entraîner des hausses de prix. Ou pour être plus précis : pour que la concurrence existe et vive (donc que les nouveaux fournisseurs d’électricités vendent un kilowatt moins cher que celui produit par EDF), il faut que les prix pratiqués par l’ex-monopole public augmentent fissa.
... Lire la suite de l'article sur le site web de Libération.
Eco-Terre
Par-dessous le marché - Electricité : l'esprit des lois de la concurrence
Par Nicolas CORI
QUOTIDIEN Libération : lundi 4 juin 2007
Qui a dit : «La concurrence met un prix juste aux marchandises» ? Un indice : il s'agit d'un libéral qui n'a pas connu les soubresauts récents du marché de l'électricité. Et n'a pas lu la dernière étude de NUS Consulting, un institut qui observe depuis plusieurs années les coûts énergétiques dans 14 pays industrialisés. Celle-ci, publiée la semaine dernière, est déroutante à plus d'un titre, et devrait intéresser tous les consommateurs qui pourront, dès le 1er juillet prochain, quitter EDF pour choisir un autre fournisseur ( Libération du 30 mai). Et qui, du coup, passeront du tarif réglementé, défini par l'Etat, à celui déréglementé, fixé par la rencontre de l'offre et de la demande sur les Bourses d'échange d'électricité (comme Powernext en France). Ce que peuvent faire depuis 2004 toutes les entreprises.
Que constate-t-on sur ce marché libre ?
... Lire la suite de l'article sur le site web de Libération.